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Iguski Sautonne pour toute une famille en or ![]() Une course au monté aura suffi à Iguski Sautonne. Débuté dans la spécialité le 10 décembre dernier, troisième derrière Jéroboam d’Erable et Impala de Val, le fils de Village Mystic s’est surtout servi de sa classe d’attelage pour royalement s’imposer dans le Prix de Cornulier (Grp. I). Iguski, lauréat du Prix de l’Atlantique l’an passé, séduisant dans le Prix de Bourgogne en guise d’ultime préparatoire, savait sûrement qu’il pouvait compter sur un entourage à qui l’on n’a plus rien à apprendre dans la spécialité. Avec Matthieu Abrivard aux réglages le matin et son cousin Alexandre sur la selle le dimanche, on avait l’association la plus redoutable du circuit. Il fallait certes le bon parcours, dans un peloton si touffu, mais en la calquant sur celle de It’s a Dollarmaker, le Roi Alexandre, aux désormais quatre Cornulier, n’avait plus qu’à trouver le jour dans la ligne droite et s’intercaler entre son lièvre et le favori Jéroboam d’Erable pour aller soulever cette coupe qui a très souvent tendu ses oreilles à la famille Abrivard. Ina du Rib est tombée sur un champion mais se classe encore seconde, comme l’an passé, devant Jéroboam d’Erable, Jean Balthazar et Idéale du Chêne. Tant de champions aux balances et tant d’émotion au cœur de toute une famille qui sait la dureté de ce métier. Parfois cruel, certes, comme pour mieux apprécier les jours heureux.
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Jalendra de Malac en démonstration ![]() Il est rare d’assister à de telles démonstrations. Jalendra de Malac a survolé, samedi, le Quinté à Vincennes, le Prix de Granville. Eric Raffin a certes encore réalisé un numéro en s’extrayant du peloton au bon moment pour prendre la direction du wagon de la troisième épaisseur, mais la jument a ensuite fait le reste dès le haut de la montée. A partir de là, plus personne ne reverra l’élève d’Alexis Grimault qui croisera le poteau avec une bonne trentaine de mètres d’avance. Dans le sprint pour signer le contrat du second rôle, Icône d’Erable créait une grosse surprise à plus de 40/1 devant Jason Ginyu, malgré une préparation perturbée, Jeson Boy et High Propulsion qui épiçait un peu plus les rapports malgré le succès d’une favorite totalement déclassée. A tel point que son entourage ose regarder bien plus haut. Si l’associée d’Eric Raffin bénéficiera d’un bel engagement le 6 février sur ce même parcours des 2700 mètres, Alexis Grimault envisagerait même de l’aligner dans le fameux Prix de Paris, le Groupe I marathon de la dernière partie de Meeting. Un « Paris » qui n’a rien d’utopique sur ce que la fille de Singalo a montré ce week-end.
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Nouveau déplacement fructueux à Cagnes pour Central Park West ![]() Il est toujours là. Malgré ses 8 ans. Malgré les innombrables kilomètres parcourus dans sa carrière. Malgré ses près de cent courses au compteur dont trente-quatre Quintés. Preuve qu’il se sent bien, qu’il aime son métier et l’équipe qui gère sa carrière, Julien Phelippon en tête. Central Park West a dominé, mercredi, le Prix de Cannes à Cagnes-sur-Mer. Après un parcours bien caché instruit par Thomas Trulier qui partage avec lui une longue et belle histoire. Ensemble, ils s’étaient déjà illustrés à ce niveau à Chantilly au mois d’octobre 2024. Malgré un numéro à l’extérieur dans les boîtés, Central Park West s’est retrouvé bien planqué sur un troisième rideau, position idéale pour placer sa pointe de vitesse peu après la mi-ligne droite pour venir défier Grand Balcon et le top-weight Kahuna qui s’intercalait entre-eux. Quant à Aloysius, le grand favori, tout comme Euskadi, dont il s’agissait de leur premier handicap, ils sont revenus de très loin pour respectivement s’adjuger les quatrième et cinquième places. « Central Park West est toujours au top. Il a un moral d’acier » soulignera son jockey de retour aux balances. Un endroit devenu familier pour le fils de Martinborough qui demeure invaincu sur la Côte d’Azur à l’issue de ses deux voyages.
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Express d’Arc… la dernière flèche ![]() Malchanceux le 3 janvier dernier dans un lot supérieur, Express d’Arc a rattrapé le temps perdu en s’imposant mardi dans le Quinté, le Prix de Brionne. Il n’avait pourtant pas le profil du gagnant dans la montée, mais Eric Raffin, son driver, devait se douter que les animateurs finiraient par tirer la langue. Et c’est ce qu’il s’est produit. Competivo s’est montré trop brillant en tête, Icebreaker Pellini, qui l’avait marqué au dossard, en a lui aussi payé le lourd tribut tout comme Every Time Winner qui sera à revoir sur plus court. Pendant ce temps, le favori entraîné par Eric Bondo dormait au cœur du peloton, mais son réveil n'allait pas tarder. Alors que Vallatonian était le premier à lancer les hostilités dans le tournant final, Express d’Arc surgissait avant de le dominer tranquillement à son intérieur. Entre eux deux, Kentucky Ideal réélisait la meilleure performance à l’attelé de sa carrière à la vitesse d’un sprinter qui ne méritait pas ses 80/1. Kaxig In faisait reculer un peu plus le pauvre Competivo qui a bien eu du mérite pour préserver une place dans la bonne combinaison. Au soir du 13 janvier, Eric Bondo a déjà empoché deux Quintés à Vincennes après celui de Cobra Killer Gar. Un « Gar » et un « Express », voilà une année qui part sur de bons rails.
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